Aaron

DORÉ

Boucher

« Ce qui m’a donné envie, c’est que je suis chasseur : après la chasse, on préparait nos viandes, et ça me plaisait. Comme je n’aimais pas rester assis en cours, je suis allé voir mon boucher, j’ai fait une semaine de découverte, et j’ai signé mon contrat d’apprentissage juste après. J’ai toujours eu ce respect de l’animal : je mange tout pour honorer cet animal qui a donné sa vie. Un bon boucher, c’est quelqu’un capable de se remettre en question en permanence. Le MAF m’a motivé à faire d’autres concours : le but, c’est d’atteindre le Graal, le titre de Meilleur Ouvrier de France. Les clients habitués sont venus me féliciter, ça fait plaisir. D’ici quelques années, j’aimerais me mettre à mon compte, pour le challenge d’être son patron et de gérer une équipe. Ce qui me plaît aussi, c’est de former : j’adore expliquer et faire découvrir. »

Firmin

MARTIN

Boucher

« J’ai découvert ce métier grâce à mon grand frère, lui-même boucher et mon maître d’apprentissage : j’allais l’aider au collège, après les cours, et j’ai décidé de me lancer dans l’apprentissage. Ce que j’ai aimé au MAF, c’est la très bonne ambiance entre tous les participants, et le sujet, plutôt technique, avec des choses qu’on n’a plus trop l’habitude de faire. Mon moment préféré, c’est l’après-midi : le travail primaire, le désossage, le parage, l’épluchage, c’est ce que j’aime faire. Mon conseil : ne jamais perdre espoir, toujours essayer de faire mieux. La transmission est hyper importante ; comme mon grand frère m’a transmis son savoir, c’est essentiel pour faire évoluer le métier. Et tant mieux si les gens mangent moins de viande : au moins, ils viennent chercher de la qualité chez leur boucher, plutôt que d’acheter n’importe quoi. »

William

AURIOUX-FLOIRAS

Boucher

« Je suis arrivé dans la boucherie pas tout à fait par hasard : je faisais des paupiettes chez mes grands-parents pendant les vacances. Ça m’a plu, j’ai fait un stage d’une semaine dans une boucherie, et ça s’est enchaîné rapidement. Ce que j’aime le plus, c’est avant tout préparer la viande, le gros du métier, mais aussi la relation clientèle. Au MAF, sur deux jours, je n’y croyais pas : je pensais finir dans les derniers, le niveau était relevé. La bonne surprise, ça a été de finir sur le podium. Ça a été un gros investissement : s’entraîner les jours de repos, le soir pour la décoration ; pour les concours, il ne faut pas compter ses heures. Ça m’apporte la rigueur, et le respect du produit : c’est un animal à la base, le travail d’un éleveur, un produit noble. Former des jeunes m’intéresserait, parce que c’est un savoir-faire qui se perd un peu. »

Les Lauréats Boucher en vidéo