Valentine

COIFFARD

Chocolatier

« J’ai intégré le métier après deux années de fac en langues qui ne m’ont pas plu. Comme j’aimais la pâtisserie, je me suis lancée en CAP pâtissier, et c’est là que j’ai découvert le chocolat. Ce que je préfère, ce sont les montages commerciaux pour les fêtes : les petits pères Noël, les lapins de Pâques ; c’est super satisfaisant quand ils sont tous alignés et bien beaux. Pour le concours MAF, j’ai fait une sélection régionale à Châteauroux avant la finale à Paris, une épreuve de sept heures sur le thème «Femmes de l’Histoire» : c’était incroyable de montrer ce qu’on savait faire devant des champions du monde. Pour être un bon chocolatier, il faut de la patience, de la minutie et de la passion, parce que le chocolat se joue au degré près. Plus tard, j’aimerais travailler dans plusieurs grosses chocolateries et voyager, jusqu’aux plantations. »

Keo

MOUANE

Chocolatier

« J’ai découvert le chocolat avec un CAP chocolatier, après mon bac pro boulanger-pâtissier, et c’est l’entreprise Chocolat by Fred qui m’a transmis la passion : j’ai enchaîné avec un BTM chocolatier. Chez nous, on fait du bean to bar, de la recherche des fèves jusqu’à la torréfaction. C’est un métier hyper créatif : on fait un peu ce qu’on veut, aussi bien dans les pièces artistiques que dans les goûts. La Coupe de France des Jeunes Chocolatiers, en 2025, c’était mon premier concours, un peu sentimental : on prend le temps de réaliser une pièce artistique, ses propres bonbons, et de les mettre en valeur. À un jeune, je dirais de ne pas trop réfléchir et d’y aller, et surtout de chercher une très bonne entreprise, parce que c’est ce qui ouvre les portes. Le bean to bar, c’est important, aussi bien pour l’écologie que pour mieux rémunérer les planteurs. Un jour, j’aimerais transmettre à mon tour. »

Lylas

THOMAS

Chocolatier

« J’ai commencé par un CAP chocolatier et je suis tombée amoureuse de la matière, alors j’ai poursuivi avec un BTM chocolatier : c’était une passion depuis toute petite, comme une évidence. Ce que j’aime, c’est la minutie, la précision, la rigueur : que tout soit carré, bien organisé. Sans passion, sans rigueur et sans l’envie, on n’ira pas loin. Le concours a été une très bonne expérience : beaucoup d’investissement, mais en six mois, on apprend l’équivalent de deux ans de formation. Même si je n’ai pas gagné, c’était une expérience riche, que je recommande. J’ai fait beaucoup de tests, et j’ai appris à accepter la critique : si on ne se remet pas en question, on ne peut pas réussir. Dans dix ou quinze ans, j’espère avoir ouvert ma propre chocolaterie, après avoir pris de l’expérience et, pourquoi pas, être allée voir les plantations. »

Les Lauréats Chocolatier en vidéo