Les lauréats 2026 Poissonnier
Mathéo
BILLY
Poissonnier
« C’est un peu par hasard que je me suis tourné vers un métier de l’alimentation, en lien avec mon père qui est chef cuisinier : transformer les produits bruts, c’est quelque chose qui m’a tout de suite intéressé. Ce que j’aime, c’est surtout la vente et la préparation des produits, tout ce qui fait le métier de poissonnier. Pour l’exercer, il faut être minutieux, curieux et attentionné. J’ai fait plein de stages à des endroits différents, sur les marchés et dans des poissonneries, histoire d’acquérir un maximum de compétences. Le concours du MAF ouvre les portes à d’autres concours : c’est beaucoup de travail en amont, il faut prendre son temps, s’appliquer, se perfectionner. Chaque poisson a sa technique, et il ne faut pas avoir peur. Si des jeunes veulent tenter le coup, qu’ils n’hésitent pas : les centres de formation proposent des journées découvertes. Dans la vie, il faut oser. »
Victor
POPRAWA
Poissonnier
« Je n’étais pas du tout prédestiné à ça : je voulais être expert-comptable. J’ai fait cinq jours en poissonnerie, et après une matinée de retour à l’école, j’ai appelé mes parents pour leur dire que j’arrêtais et que je voulais devenir poissonnier ! J’ai été formé au lycée maritime et aquacole de La Rochelle. C’est un métier physique, dans le froid, et souvent mal vu, alors que c’est un vrai choix : je ne pourrais pas faire autre chose. Je ne suis pas là juste pour vendre du poisson ; mon but, c’est de faire découvrir des poissons que les gens ne connaissent pas. Les concours, j’y prends un plaisir monstrueux, parce qu’on est tous des passionnés : c’est un peu une famille. Je veux m’entraîner le plus possible pour tenter, un jour, le titre de Meilleur Ouvrier de France. »
Tino
SERE
Poissonnier
« Je suis la quatrième génération, une histoire qui remonte à mon arrière-grandmère. Et pourtant, moi, je voulais devenir architecte paysagiste ! C’est en travaillant les week-ends sur les marchés avec mon oncle et ma grand-mère que j’ai attrapé le virus : la vente, la préparation de ces beaux produits vivants et archifrais. J’ai suivi une formation poissonnier et charcutier-traiteur au CFA Médéric à Rungis, qui m’a vraiment permis de me perfectionner : aujourd’hui, je fais des sushis, des plats cuisinés, des trucs que je n’aurais jamais imaginés. C’est beaucoup de stress et d’entraînement, mais j’ai eu la chance de me former dans plusieurs maisons : avec mon cousin Florian Morel, avec Stéphane Minot, Meilleur Ouvrier de France, ou encore Ludovic Goray. Sans toutes ces personnes derrière moi, je n’aurais jamais décroché le titre de Meilleur Apprenti de France. »